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Squaring the Circle - commande du laboratoire Astroparticule et Cosmologie de l'Université Paris VII à Attila Csörgö - projet en cours

Par Jérôme Poggi, médiateur de la commande dans le cadre de l'action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France. 



Dessin préparatoire, Attila Csörgö.
Le domaine des astroparticules est à l’interface entre l’étude de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, entre physique des particules et astrophysique. 
Le laboratoire est particulièrement attentif à sa mission de diffusion des connaissances : faire connaître les domaines scientifiques abordés, les résultats marquants, mais aussi les réalisations techniques et plus généralement la façon dont le laboratoire vit au jour le jour.

En 2012 fut célébré le centenaire de la première mesure des rayons cosmiques par le physicien autrichien Victor Franz Hess. Plusieurs scientifiques liés à l’Institut de recherche nucléaire du CNRS et à l’APC souhaitent saisir cette occasion pour passer commande d’une oeuvre à un artiste qui incarne les enjeux non plus seulement scientifiques mais philosophiques, conceptuels voire spirituels liés la découverte et l’étude des astroparticules.

L'Artscience Lab de Harvard University




David Edwards, inventeur du concept d'Artscience Lab, projette d'ouvrir son troisième laboratoire à Harvard à l'horizon 2014. Il a créé Le Laboratoire en 2007 à Paris. 

L'art et la science ont pour point commun de naître d'une expérience, voire d'un processus créatif. Partant du principe que les artistes comme les designers utilisent de plus en plus les innovations technologiques dans leurs créations, l'Ecole d'Ingénieurs d'Harvard a créé une plateforme, The Lab, afin d'accélérer les échanges d'idées et de connaissance avec les scientifiques. Ce laboratoire est conçu comme un espace de rencontres entre les étudiants, les professeurs et les artistes et le programme Idea Translation inclut des expositions de projets élaborés par les étudiants. Chaque année des artistes sont invités à développer un travail en lien avec les partenaires scientifiques du Lab suivant un principe d'expérimentation technologique. Artscience se conçoit ainsi comme un processus de création qui permet de faire la synthèse des méthodes esthétiques et analytiques et constitue un catalyseur d'innovation sur la base d'un partenariat.


L'Artscience Lab de Harvard University




David Edwards, inventeur du concept d'Artscience Lab, projette d'ouvrir son troisième laboratoire à Harvard à l'horizon 2014. Il a créé Le Laboratoire en 2007 à Paris. 

L'art et la science ont pour point commun de naître d'une expérience, voire d'un processus créatif. Partant du principe que les artistes comme les designers utilisent de plus en plus les innovations technologiques dans leurs créations, l'Ecole d'Ingénieurs d'Harvard a créé une plateforme, The Lab, afin d'accélérer les échanges d'idées et de connaissance avec les scientifiques. Ce laboratoire est conçu comme un espace de rencontres entre les étudiants, les professeurs et les artistes et le programme Idea Translation inclut des expositions de projets élaborés par les étudiants. Chaque année des artistes sont invités à développer un travail en lien avec les partenaires scientifiques du Lab suivant un principe d'expérimentation technologique. Artscience se conçoit ainsi comme un processus de création qui permet de faire la synthèse des méthodes esthétiques et analytiques et constitue un catalyseur d'innovation sur la base d'un partenariat.


L’art au service de la science au MIT



Student Loan Art Program, List Visual Arts Center, MIT



Nul besoin de long discours pour comprendre que l’on est dans l’une des trois meilleures universités au monde quand on visite le campus du Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge près de Boston. L ‘excellence et l’ambition de l’université américaine sautent littéralement aux yeux par la qualité de son environnement architectural et visuel.
A côté de plusieurs bâtiments imposants du début du XXème siècle inspirés de l’Antique tel son fameux Dôme (1916), le campus de soixante dix hectares réunit quelques uns des grands noms de l’architecture moderne et contemporaine. C’est le finlandais Alvar Alto qui engage en 1949 le MIT dans la modernité en signant la Baker House, résidence étudiante à la forme ondulante dont il a également dessiné tout le mobilier. Quelques années plus tard, son compatriote Eero Saarinen livre le Kresge auditorium (1955), élégante voûte en béton renforcé en appui sur deux pointes seulement, ainsi que la discrète chapelle du campus. Le compétition de plus en plus acerbe entre les grandes universités américaines pendant les Trente glorieuses incite le MIT à se doter de nouveaux laboratoires de recherche et d’en confier la réalisation aux meilleurs architectes. Le sino-américain Ieoh Ming Pei, lui même diplômé du MIT en 1940, se voit confier le schéma d’aménagement de la partie Sud-Est du campus où il construit quatre bâtiments entre 1964 et 1985, date de l’inauguration du prestigieux Media Lab du MIT dont il confie la décoration des façades extérieures et intérieures à l’artiste Kenneth Noland.

Une équation de second degré


Kosmogramme, 2007 Christophe Berdaguer et Marie Péjus, Paris 7 Diderot, bâtiment M3F Buffon. 
Architecte François Chochon.Crédit photo : Laurent Lecat

Par Jérôme Poggi


Alors que l’enseignement de l’histoire des arts à l’école et au lycée est devenu obligatoire depuis la rentrée 2009, la place de l’art dans les établissements d’enseignement supérieur suscite à son tour une prise de conscience croissante dans les milieux culturels et éducatifs, mais aussi politiques et économiques.


La question est hautement stratégique, sinon démocratique, puisqu’elle concerne plus de deux millions d’étudiants appelés à occuper demain des postes décisionnaires au sein de la société. Si l’art doit pouvoir leur apporter des clés indispensables pour appréhender la complexité du monde actuel, « on peut également attendre de ces futurs acteurs de l’économie qu’ils deviennent les « actionnaires » indispensables de la scène de l’art de demain en tant que mécènes, collectionneurs ou commanditaires » insiste Jean-Yves Bobe, en charge du mécénat et du marché de l’art au Ministère de la culture.